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Malvina - Lettres Sup Cornouaille 2012/2013- Khâgne Lycée Edouard Herriot Lyon
  Je m'appelle Malvina, je suis en khâgne en option Lettres Modernes et Théâtre au lycée Edouard Herriot de Lyon pour préparer l'ENS Paris.

Je vis cette année dans un foyer avec uniquement des filles qui sont en prépa. A table, nous discutions et une amie a dit : "De toute manière je crois que c'est impossible de ne pas pleurer une seule fois dans son année de prépa."

Tout le monde s'est accordé pour dire qu'elle avait raison. J'étais la seule à pouvoir affirmer le contraire.

J'ai fait mon hypokhâgne au lycée de Cornouaille et je ne me souviens pas de crises de larmes liées aux cours. Si jamais j’ai simplement la mémoire optimiste, je pense que cela n’avait rien à voir avec ce que je vois ou vis cette année. Même si l'expérience de la prépa est toujours enrichissante, je crois que l’année d’hypokhâgne qu’offre le lycée de Cornouaille est assez particulière, et qu’on peut vraiment bien la vivre. Il s’agit d’une très belle expérience. Mes parents me disent souvent "Tu avais l'air tellement heureuse l'année dernière... Parfois nous étions un peu vexés de te voir repartir pour la semaine avec autant d'enthousiasme, comme si c'était mieux là-bas."

Bien sûr, cette année est difficile, cela demande un réel investissement, beaucoup de travail, d'énergie physique. C'est pourtant une expérience magnifique, où les professeurs sont généreux, passionnés et vous accueillent en prenant en compte vos particularités et votre rythme. La classe du lycée de Cornouaille crée un rapport au savoir dans lequel on ne se sent ni écrasé, ni humilié.

Les exercices demandés par les professeurs permettent également un travail en groupe très stimulant, éloigné de toute perspective de concours et sans esprit malsain de compétition. Cela permet une motivation, une entraide et  un réel enrichissement. Après une année durant laquelle le lycée nous fait travailler dans la perspective du BAC, il est agréable de retrouver un savoir gratuit : la perspective de concours et d’examen est lointaine, cette pression est écartée pour un an.

Cette année a été pour moi une réelle ouverture au monde, c’était devenir capable de s’intéresser à tout, de tout comprendre, de tout aborder. C'est vraiment une expérience que je vous souhaite. Vous allez découvrir énormément de domaines divers, vous passionner pour des choses que vous n'auriez pas soupçonnées, aimer des matières que vous n'aviez pas forcément envie d'étudier et avoir du mal à vous en détacher. De plus, avec un peu d’organisation, on peut garder des loisirs, des sorties et des plaisirs en dehors de l’école.

Je ne me suis pas du tout sentie abîmée par mon année de prépa, ni fragilisée dans quelque sphère de ma vie, au contraire, cette année m’a donné un élan de vie et d’enthousiasme qui a parfois surpris les élèves de khâgne que j’ai rencontrés au début d’année dans mon nouveau lycée. Sans être totalement convaincue par le système des classes préparatoires, je pense que vivre une année intense dans une classe où les professeurs, vous connaissent et vous apportent autant de choses, où vous rencontrez d’autres élèves qui sont intéressés par tout ce savoir, est une expérience magnifique. J’hésitais vraiment à aller en prépa, notamment à cause de ce qu’on m’en racontait et d’un système de préparation de concours qui ne me faisait pas du tout envie. On a fini par me convaincre et heureusement car je n’ai pas du tout trouvé ce à quoi je m’attendais ! Même s’il est arrivé que je doute de moi l’année dernière, ces questionnements étaient très vites balayés, j’ai toujours fini par reconnaître que j’avais fait un très beau choix, que je n’ai jamais regretté, même dans les moments les moins faciles.

Anna - Lettres Sup Cornouaille 2012/2013- LLCE Russe
  Je m'appelle Anna, j'étais en Hypokhâgne au Lycée de Cornouaille l'an dernier, et franchement, je ne pense pas mentir en disant que c'était une des meilleures années de ma vie !

J'avais choisi d'aller en prépa parce que je ne savais pas vraiment quoi faire après mon bac. C'était un bon choix : j'ai pu continuer à approfondir mes connaissances dans certaines matières, en découvrir d'autres, acquérir une bonne méthode de travail et en fin de compte m'épanouir joyeusement pendant cette courte année ! J'ai également réalisé que j'étais capable de m'exprimer oralement, et croyez-moi, ce n'était pas une mince affaire !

Bien sûr, il faut travailler dans toutes les matières, mais ça en vaut la peine ! En plus, quoi qu'on en pense, le professeurs sont là pour vous aider, ils sont disponibles pour répondre à vos questions, ils ne vont pas vous mordre, ni vous rabaisser. Les colles, comme vous en avez toutes les semaines, ça devient une simple formalité, un bête exercice d'oral. Alors pas de panique ! Et puis, le mythe de l'étudiant qui ne sort jamais, n'a pas de vie ou que sais-je : il suffit d'un minimum d'organisation et d'efficacité pour avoir une vie parfaitement normale.

De plus, et notez-le bien : l'avantage de la prépa de Cornouaille, c'est qu'il y a une bonne ambiance de classe, un esprit d'entraide, notamment si vous êtes à l'internat, et des professeurs passionnés par leur matière, qui parviennent à transmettre cette passion et vous donne soif d'apprendre (ce qui n'est pas souvent le cas en fac).

À ce propos, je suis actuellement en fac parce que j'ai réussi à me décider sur les matières que je souhaitais privilégier : les langues, en particulier le russe, et commencer le polonais. Eh bien on se rend compte que ceux qui sortent de prépa, une fois qu'ils ont pris leurs repères, sont bien plus efficaces que ceux qui ont fait un ou deux ans en fac. Donc non, vous ne perdrez pas un an de votre vie, ou deux, voire trois, en allant en prépa, au contraire ! Surtout si vous ne savez pas encore ce que vous voulez faire.

Et quoi que vous choisissiez: bon courage et gardez confiance en vous !

Janvier 2014

Léa - Lettres Sup Cornouaille 2012/2013 - LLCE Russe
  Je suis actuellement en Licence  LLCE de Russe à Lyon et j'étais, moi aussi, en Lettres Supérieures au lycée de Cornouaille. C'était pour moi la quatrième et dernière année dans ce lycée, et de loin la meilleure.

Vous qui vous trouvez moyen ou très moyen, n'ayez pas peur, les professeurs ne vont pas vous manger, au contraire. Bien qu'impressionnants au début, ils sont là pour vous aider à avancer à votre rythme. Oui par moment c'est dur, il faut travailler régulièrement et trouver sa propre méthode de travail.

C'est d'ailleurs avant tout pour cela que j'ai rejoint la prépa. J'avais besoin d'une méthode de travail plus appropriée, et surtout, je voulais enrichir mes connaissances. Si vous voulez apprendre beaucoup de choses, alors vous êtes à la bonne adresse.

L'ambiance de classe est vraiment bonne, c'est difficile mais tout le monde s'entraide. Une vraie solidarité. Comme une grande famille. C'est pour le moment, la meilleure année d'études que j'ai passée. Elle m'a apportée beaucoup.

Je vous conseille alors vivement cette prépa qui est vraiment ouverte à tous dans le sens où si vous avez des difficultés vous pourrez quand même bien vivre, j'en suis la preuve vivante.

Pour finir je souhaite contredire l'opinion commune, car oui nous avions une vie à coté ! Il suffit d'avoir un minimum d’organisation. Non vous n'allez pas sortir de vos colles en pleurant. Oui l'internat c'est bien pour tout ce qui est entraide et on peut y travailler. Je crois que c'est tout à ce niveau.

Bonne chance et profitez bien de cette année !

Lény - Lettres Sup Cornouaille 2008-2009 - Khâgne à Renan

   Ayant été, tout au long de mon lycée, un élève moyen, uniquement passionné par l'histoire et produisant le juste minimum dans les autres matières, j'ai découvert, en terminale, un intérêt nouveau pour les études avec l'initiation à la philosophie et à la littérature. C'est ainsi que je me suis mis, pour la première fois depuis 3 ans, au travail. Seulement voilà, la fin de l'année arrivait et je n'avais pas la moindre idée de la filière vers laquelle je devais m'orienter. Et, bien qu'ayant un bon niveau en histoire, il n'était plus question de lâcher la philosophie.

    C'est ainsi que, bien conseillé par ma professeur de philosophie de l'époque, et incité par mon entourage, je tentais ma chance en hypokhâgne au lycée de Cornouaille qui m'avait accepté. Néanmoins, j'étais convaincu que le niveau était bien trop élevé pour moi et que je n'avais rien à y faire. En somme, je ne me laissais que quelques mois avant l'abandon... Or l'expérience fut tout à fait différente. A ma grande surprise, la plupart des nouveaux venus étaient dans le même état d'esprit que le mien, l'équipe pédagogique avait les pieds sur terre et, sous réserve de jouer le jeu, la mission n'apparaissait plus impossible. Bref, je découvrais une réalité bien lointaine des clichés sur les classes préparatoires (élèves surmenés et quasi dépressifs, professeurs tyranniques...) qui ne sont en vérité valables que pour une poignée de grandes classes préparatoires parisiennes ou pour le haut de gamme en province. Évidemment, ce serait mentir que de dire qu'en fin de compte, en terme de  masse de travail à produire, il n'y a pas une grosse différence avec le lycée. Cependant, et c'est la principale qualité que je dois reconnaître à cette hypokhâgne, l'équipe pédagogique fait preuve de beaucoup de réalisme, bien consciente que nous sommes à Cornouaille et non pas à Henri IV. Pour autant, cela n'implique pas que les exigences soient revues à la baisse, bien au contraire.

    Pour moi, les principaux avantages ont été d'une part, du fait de la pluridisciplinarité, d'acquérir une plus grande ouverture d'esprit et d'autre part, et c'est à coup sûr l'intérêt majeur de toute classe préparatoire, l'acquisition d'une base méthodologique solide tant il est vrai que, contrairement à l'université où l'on se retrouve parfois bien seul, l'encadrement proposé permet d'apprendre à travailler de manière régulière. Ajoutons à cela que, pour toute préparation de concours, les exercices oraux (les fameuses colles) s'avèrent vraiment utiles.

    En fin de compte, au fil de l'année, on apprend à aimer l'effort intellectuel et l'on constate que, contrairement à ce qu'en disent les mauvaises langues, la classe préparatoire ce n'est pas le bagne. J'ai passé une année plutôt agréable et force est de constater que, contrairement à l'opinion que je me faisais de moi sur le plan scolaire auparavant, j'étais capable de mettre un « coup de fouet ». Alors que l'expérience ne devait durer que quelques mois, elle dura, en fin de compte, 2 ans. En effet, à la fin de l'année scolaire, on me proposa de poursuivre en Khâgne, ce que je fis. Tenons pour preuve de la qualité de la formation à Cornouaille que sur 5 des khâgnes auxquelles j'avais postulé, 4 me répondirent favorablement.

    Soucieux de rester en Bretagne pour diverses raisons, j'ai opté, probablement marqué par la conviction que l'on peut faire du très bon travail dans une petite ville, pour la khâgne de Saint-Brieuc qui ouvrait alors ces portes. J'y ai passé une année excellente sur de nombreux plans (précisons ici qu'être en classe préparatoire n'implique nullement de mettre en « stand-by » sa vie privée et ses loisirs). Du reste, l'avantage premier de faire une khâgne est évidemment de s'attaquer à la préparation d'un concours : celui de l’École Normale Supérieure. Un concours difficile à bien des égards puisqu'il exige d'être absolument complet, mais dans lequel, faute de l'avoir, on peut largement défendre son honneur dans ses matières de prédilection.

    En ce qui me concerne, pendant ces deux années, j'ai eu le temps de résoudre l'énigme que m'avais posée la classe de terminale : il fallait que je poursuive en licence d'histoire/géographie dans le but de devenir professeur. Ayant acquis une bonne capacité de travail, j'ai pu obtenir ma licence d'histoire/géographie sans trop de difficulté. Aujourd'hui, je suis en master MEF et je prépare le CAPES et il ne fait nul doute que la formation méthodologique et à l'exercice de l'oral (d'ailleurs très utile pour les exposés en licence) que j'ai reçu m'aidera, si ce n'est à avoir le concours, à ne pas faire piètre figure.

Laurey - Lettres Sup Cornouaille 2001/2002 - Khâgne à Chateaubriand - Normalien
  Agrégé d'espagnol, je suis actuellement Attaché Temporaire d'Enseignements et de Recherches à l'université Rennes 2 où je prépare une thèse sur les beatas et les foyers de spiritualité féminins en Espagne aux XVe et XVIe siècles.
Après une année en hypokhâgne au lycée de Cornouaille en 2001-2002,  j'ai pu poursuivre mon parcours en khâgne spécialité espagnol au lycée  Chateaubriand de Rennes  avant de préparer puis d'obtenir l'agrégation d'espagnol à l'ENS de Lyon. Les enseignements dispensés au lycée de Cornouaille m'ont permis d'acquérir de solides bases en lettres et sciences humaines, et plus spécialement en espagnol qui a été mon option de spécialité, en vue de poursuivre en khâgne et de préparer le concours de l'ENS et l'agrégation. 

Je conserve d'excellents souvenirs de l'équipe enseignante et de l'ambiance générale en tant qu'interne, et j'incite les bacheliers se destinant aux métiers de l'enseignement, des langues et de la culture, à prolonger leur formation dans cette hypokhâgne qui incarne pour moi, le sérieux et la bienveillance, afin de posséder les outils nécessaires pour la poursuite d'un parcours universitaire exigeant.

Pour en savoir plus : http://ueb.saooti.com/fr/broadcast/2675_Itineraire_de_doctorant.

Maria - Lettres Sup Cornouaille 2007/2008
  J'étais en lettres sup à Cornouaille en 2007/2008. Je ne garde que des bons souvenirs de cette année de prépa lettres. Les cours étaient vraiment très intéressants. Ce qui était dur surtout, du moins pour moi, c'est qu'on nous demandait d'être bons, et bons partout. Mes points forts étaient les langues vivantes, l'histoire et la géographie. Par contre, j'avais plus de mal en littérature, philosophie et grec ancien. J'ai préféré arrêter après l'hypokhâgne car je voulais me consacrer aux langues vivantes. Une des choses qui m'a fait arrêter également était le fait que je souhaitais plus me consacrer à une de mes passions, la musique. En effet la quantité de travail demandée en prépa m'empêchait de jouer autant que je l'aurais souhaité.

Mais je ne regrette en aucun cas d'avoir choisi d'aller en prépa, au contraire ! C'était une année formidable. Ma classe était très soudée et solidaire et je me suis fait de très bons amis avec qui je suis toujours en contact. Je conseille à tous ceux qui choisissent de prendre cette voie de continuer jusqu'au bout, même si parfois il y a des moments plus difficiles. Je suis contente de l'avoir fait et ça m'a apporté beaucoup que ce soit en culture gé et en méthodologie. [lire l'intégralité du témoignage]

William - Lettres Sup Cornouaille 2006/2007

Mon année en hypokhâgne peut sembler ne pas avoir été un franc succès, dans la mesure où je n'ai pas été pris en khâgne, malgré tout, elle m'a réellement donné un rythme de travail ainsi qu'une bonne  méthode qui m'ont permis de travailler sérieusement à l'Université et  d'obtenir des résultats très satisfaisants.

Après cette année d'hypokhâgne au lycée de Cornouaille, je me suis en  effet inscrit en L2 LCE Anglais à l'Université de Quimper, cursus que j'ai continué à Rennes. J'ai obtenu ma Licence avec une mention AB, et je reste persuadé que ce qui fait la différence, c'est bien le travail personnel, travail que l'on nous pousse à fournir en prépa, avec ces  longues bibliographies données par nos professeurs...

Après cette Licence, je suis parti en tant qu'assistant dans un établissement écossais, c'est à dire que j'aidais des professeurs de français pendant leur cours, soit en prenant un groupe d'élève pour  les faire travailler à l'oral, soit pour les aider à faire leurs  exercices... J'ai fait ceci avec le programme CIEP, ouvert aux  étudiants ayant validé leur L2. Il s'agit pour moi d'un excellent  moyen de réellement plonger dans la culture d'un pays, plus que par le biais d'Erasmus, où les étrangers ont tendance à rester entre eux. Parallèlement à cette année d'assistanat, j'ai validé à distance mon M1 Aire Anglophone à Rennes 2. [lire l'intégralité du témoignage]

Marion - Lettres Sup Cornouaille 2011/2012 - Khâgne à Renan
  Cette année, je me suis inscrite en fac de Lettres modernes à Quimper mais je me suis vite rendue compte que la première année d’Université ne correspondait pas à mes attentes : je n'avais que 15 heures de cours par semaine et j'avais l'impression de m'y ennuyer.
J’ai eu la chance d’être acceptée en octobre en classe de Lettres Sup au Lycée de Cornouaille, j’y ai trouvé ce que je cherchais : un enseignement complet, pluridisciplinaire, encadré et une vraie atmosphère de travail.  Je ne regrette pas mon choix et j’envisage de poursuivre mes études l’année prochaine en Khâgne au Lycée Renan.
Margaux - Lettres Sup Cornouaille 2010/2011 - Khâgne à Guist'hau - Etudiante au CELSA

J’ai un excellent souvenir de mon année à Cornouaille, qui restera une année décisive pour moi. L’ambiance générale était vraiment agréable et en même temps favorable au travail. Les professeurs assurent un encadrement efficace et une autonomie nécessaire à l’épanouissement personnel,  ce qui n’est pas quelque chose de naturel dans toutes les prépas !
L’humanisme et l’humilité de cette prépa font également son charme. Les professeurs, peut-être parce qu’il n’y a pas la pression des résultats du concours, ont conscience de la finalité de cette classe préparatoire : former des élèves. Donc maintenir cette idée de formation comme un accompagnement progressif et humain signifie aussi privilégier les relations humaines entre élèves, entre professeurs, et entre ces deux corps,  relations humaines qui restent  essentielles à Cornouaille. La structure de l’internat qui a une capacité et une qualité d’accueil impressionnantes garantit aussi cette fraternité entre élèves.
Aussi, je ne peux que recommander une année d’hypokhâgne à Cornouaille qui concrétise  l’alliance entre exigence et épanouissement.

Portrait d'un ancien étudiant de Lettres Supérieures

Publié dans Ouest-France du jeudi 6 septembre 2012 : un portrait de Charles-Edouard.

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